Marie Curie : des découvertes aux prix Nobel

Marie Curie : une scientifique d’exception

Marie Curie et Henri Poincaré au Congrès Solvay en 1911 - Source : wikipédia

À la fin du XIXe siècle, alors que les femmes n’avaient pas encore accès aux études supérieures en Pologne, Marie Curie arriva en France pour faire une licence de mathématiques et de sciences physiques. En cette période de grandes découvertes avec par exemple l’invention de l’aviation et de l’automobile par C. Ader ou du cinéma par les frères Lumière, elle entreprit une thèse encadrée par Pierre Curie. Suite aux travaux sur les rayons X de Becquerel, elle découvrit au cours de sa thèse que les minerais d’uranium émettent des rayonnements. En 1903 tous les trois reçurent le prix Nobel de physique pour la mise en évidence de la radioactivité spontanée. Huit ans plus tard Marie Curie eut le prix Nobel de chimie pour l’étude de deux autres éléments radioactifs extraits du minerai d’uranium (la pechblende) : le radium et le polonium. Ses recherches ont marqué le début de la popularité de la radioactivité. Perçue comme miraculeuse, elle a été introduite dans un grand nombre de produits quotidiens comme la nourriture, les cosmétiques, les bougies… Des émanations de radium radioactif étaient conseillées pour soigner de nombreuses maladies. Son apothéose se termina vers 1935 lorsque les dangers furent mis en évidence notamment par les dentifrices contenant du radium : les dents des patients noircissaient et ils mouraient.

CONTACT:
Michel GENET
IPNO – Institut de Physique Nucléaire d’Orsay (PSUD, CNRS/IN2P3), genet@ipno.in2p3.fr.

Les commentaires sont ferms !